Le Site de Kernansquillec
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L'histoire du site : Un des tous premiers barrages hydro électrique en Bretagne
La papeterie Vallée installée sur les rives du Léguer sur les communes de Belle Isle en Terre et de Plounévez Moëdec en 1855 fonctionnait à la manière d’un gros moulin avec une roue hydraulique et deux turbines installées sur la rivière.
Dans les années 1920, le manque d’énergie se fait ressentir et la papeterie n’est pas assez productive.
La seule solution évidente pour Olivier Vallée, directeur de l’usine est la production d’électricité. C’est pourquoi, il décide la construction, 3 km en aval de la papeterie d'un barrage à cheval sur les communes de Plounévez Moëdec et Trégrom. Le site de Kernansquillec est idéal pour la construction d’un tel édifice car à cet endroit la vallée se resserre. De plus, elle est très encaissée, ce qui permet un plus important débit d’eau. Enfin, la roche mère y est très solide.
Le chantier débute fin mai 1920 avec une cinquantaine d’ouvriers. La conception est confiée à des ingénieurs suisses. Les travaux dureront près de 3 années. Le 1er septembre 1923, il y a beaucoup de monde sur les rives du Léguer pour assister à l’inauguration officielle du site. Le barrage est impressionnant de part sa taille et ses innovations techniques. Il ferme la vallée sur une largeur de 110 mètres et une hauteur de 15 mètres créant ainsi une retenue d’eau de 12 ha. C’est le premier barrage à voûtes multiples construit en France. Une ligne haute tension achemine le courant jusqu’à la papeterie. Grâce à l’électricité, la papeterie monte en puissance et produit davantage.
Aux yeux de la population locale, le barrage est signe de progrès et de prospérité.
En 1965, la papeterie ferme ses portes et l'avenir du barrage s'assombrit également. Différents concessionnaires se succèdent. Avec la loi de 1980, l'exploitation du site devient plus contraignante. L'ampleur des travaux de mises aux normes fait hésiter les repreneurs. Faute de renouvellement de la concession, le barrage devient propriété de l'Etat en 1994.
Son démantèlement a été décidé par l’Etat, suite aux crues de Janvier 1995, pour des raisons de sécurité publique. Le barrage de Kernansquillec a été le premier barrage effacé sur une rivière à saumons en France.
Aujourd'hui : un lieu de balade et de découverte
La vallée du Léguer est aujourd’hui ré-ouverte. Les communautés de communes de Beg ar C’hra et du Pays de Belle Isle-en-Terre, riveraines du site, devenues co-propriétaires, se sont associées dans une ambitieuse opération de réhabilitation exemplaire. Des travaux importants de mise en valeur des vestiges du barrage et de remise en état des berges ont été entrepris.
Un site naturel exceptionnel s’ouvre dorénavant au public. Les herbages retrouvés sont entretenus,
en pâturage extensif par des animaux en agriculture biologique.
POUR DÉCOUVRIR LE SITE
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> Un circuit d’interprétation familiale a été aménagé sur 2 km. Le livret « La Saga de Kernansquillec » vous raconte l’histoire des lieux en 14 stations. |
> Visite guidée : des balades contées sont proposées en juillet et août et sur rendez-vous le reste
de l’année.
Rdv tous les lundis, à 14h30, à l’Office de Tourisme du Pays de Belle-Isle-en-Terre, puis co-voiturage vers le site. Gratuit.
> En libre : le site, en plein air, est accessible en permanence. Les nombreux vestiges de l’ouvrage, ainsi que des photos d’époque vous dévoilent un peu de son histoire. Une table de pique-nique est à votre disposition.
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Le site est également le point de départ d’une boucle de randonnée « La vallée des papeteries » qui relie le site de Kernansquillec aux Papeteries Vallée. Accès |
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Les Papeteries Vallée
L'histoire du site : 110 années d'activité
À cheval sur les communes de Plounévez-Moëdec et Belle-Isle-en-Terre, l’activité des papeteries
Vallée s’installe sur les rives du Léguer dès 1855. L'usine occupe progressivement tout le fond de
vallée, étendant son emprise avec la création du barrage de Kernansquillec en 1920, situé 3 km
en aval. Il s’agissait alors d’une des plus grosses industries de Bretagne, qui employait à la veille
de la seconde Guerre Mondiale plus de 250 ouvriers et faisait vivre un millier de personnes.
L’usine a produit jusqu’à 4 000 tonnes de papier par an à partir de chiffons et de pâte à bois,
transformés en cahiers d’écoliers, buvards, papier alimentaire, … Pour cause de concurrence
européenne, la papeterie dût fermer ses portes en 1965.
Aujourd'hui : un site culturel, un lieu de mémoire mais également de balade
La fermeture des papeteries Vallée a laissé place à une vaste ruine dans le fond de la vallée du Léguer.
C’est tout naturellement que la population locale s’est mobilisée afin de sauver le site industriel d’une
disparition certaine. Après un travail de réflexion et de concertation, la première étape de valorisation du
site a vu le jour en mars 2006. A débuté alors un vaste chantier de dépollution de l’usine qui sera suivi
de travaux d’aménagement paysager pour une ouverture au public en 2007.
En 2005, des artistes ont débuté un travail de collectage afin de recueillir les témoignages des anciens
ouvriers de l’usine. Durant l’année 2006, ces mêmes artistes ont tentés d’enraciner cette mémoire
collective et d’inscrire dans le quotidien des habitants, la renaissance des Papeteries Vallée, en invitant
le public à participer à de nombreuses propositions d’animations. Ainsi, grâce à un projet audacieux
porté par les Communautés de Communes de Beg ar C’hra et du Pays de Belle-Isle-en-Terre et nourri
de l’énergie associative locale et de l’investissement de la population, les papeteries Vallée connaissent
dès 2007 un second souffle à travers un rayonnement culturel et artistique bénéfique à l’ensemble
du territoire.
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POUR DÉCOUVRIR LES PAPETERIES
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> Un DVD : Un film de 55 minutes réalisé par Loïc Chapron. Ce documentaire a été tourné dans les anciennes friches industrielles de la papeterie et au court de la réhabilitation du site. Il raconte, à travers les témoignages d'anciens ouvriers, ouvrières et de dirigeant de l'entreprise, l'histoire de En vente 6 € |
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> Un petit guide vous explique en photo, l’usine, ses différentes salles et ses techniques. À télécharger |
> Visite guidée : des balades commentées sont proposées en juillet et août et sur rendez-vous le reste de l’année.
Rdv les mercredis, à 14h30, à l’Office de Tourisme du Pays de Belle-Isle-en-Terre. Gratuit.
> Des animations : Plusieurs expositions, en extérieur, animent le site tout au long de belle saison.
A découvrir en famille.
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> Le petit marché des petits papiers : début juin, un marché artisanal dédié au papier, sous toutes ses formes, prend possession des vestiges de l’usine. Calligraphes arabe et chinois, créateurs de bijoux, d’objets et meubles en papier, imprimeurs, écrivains, peintres, éditeurs, relieurs…exposent leurs œuvres. La journée est également ponctuée d’animations autour de la fabrication de papier, de cabines d’écriture…Un délicieux moment à partager en famille. |
> En libre : le site, en plein air est accessible en permanence. Vous pouvez, à loisir, déambuler dans les vestiges des espaces de production du papier, les nouvelles curiosités du site : machines imaginaires, jardin expérimental de la dynamique de reconquête végétale
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Le site est également le point de départ d’une boucle de randonnée « La vallée des papeteries » qui relie le site de Kernansquillec aux Papeteries Vallée. Accès |
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